Eté 1453, Messire Jean de Ferrière a besoin d’argent pour réparer son château, libéré des Anglais
depuis seulement quatre ans.
Il décide alors d’organiser une grande foire sur ses terres, qui lui permettrait de collecter de
nombreuses taxes.
Malheureusement il ignore que trois siècles auparavant son prédécesseur a fini par être interdit
de droit de marché par les autorités ecclésiastiques et royales.
Ressortant ses vieux documents, l’Évêque de Bayeux fait tout son possible pour interdire
cette foire.
Les échanges de marchandises entre les Hommes ont toujours existé. Malgré la difficulté et la longue
durée des voyages, dès la Rome Antique, des produits viennent d’Orient, d’Egypte, de Byzance.
Tout au long du Moyen Age, le commerce européen ne cesse de se développer si bien que les foires
se multiplient dans les villes de Bruges, de Francfort, de Northampton, de Paris ou encore dans de
nombreuses cités de Champagne. Y transitent des produits locaux et agricoles mais aussi des épices,
des plantes médicinales, du tissu, des objets divers en fer, en étain, en cuir...
Les foires attirent une foule considérable de colporteurs, de marchands, d’artisans,
de négociants, de gens d’affaires mais aussi de petites gens venues pour fabriquer ou
entretenir des objets d’usage courant. Les diseurs de bonne aventure, les montreurs de bêtes,
les saltimbanques et les bateleurs animent aussi le marché à leur façon.
Les foires en milieu rural ont de l’importance à la fin du Moyen Age (XVème siècle) :
elles sont un moyen pour les suzerains de développer la vie économique de leur domaine et leurs
propres richesses.
Les marchés, à une échelle moindre, sont aussi source de revenus et d’enrichissement : les suzerains
peuvent exiger des marchands des droits de place ou percevoir une partie de leurs bénéfices.
C’est la raison pour laquelle au XIIème siècle Hugues de Crèvecœur installe un marché dans le
village, bien que l’Évêque de Lisieux possède déjà le sien.
Elles racontent l’histoire de la vie des troupes et du château pendant les Médiévales. Elles retracent
les faits divers. Elles sont lues tous les jours et sont un moment de détente et fédérateur entre les
troupes.
Le langage choisi est inspiré du Picard utilisé par Jean de Froissart, chroniqueur au XIVème siècle.
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